22.11.2009

Génération Précaire gène la vente par stagiaires de luxe...

Alors que la préfecture de police de Paris sombrait dans le ridicule en manipulant Mailorama et mettant 50 CRS face à 7000 personnes, le préfet se couvre de honte en mettant 50 CRS face à 10 miliants de Génération précaire, les flash mob ne bloquant pas la voie publique, le dispositif n'était pas légal. D'ou le ridicule alros qu'on allait feter la conception salariales des nouveaux fans de "stagiaires"... Fauchon en tete...? des stages gratuits mais 20 euros la bouchée!!

http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2009/11/21/une-...

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j-rX2V...

Génération Précaire, association qui milite contre l'utilisation abusive des stages, organisait, samedi 21 novembre, une "flash mob", ou mobilisation éclair, dans des magasins parisiens pour y dénoncer cette pratique avant les fêtes de fin d'année. La manifestation n'a finalement pas eu lieu, un cordon de policiers bloquant l'ensemble des magasins dans cette zone qualifiée de "secteur à risque" par les autorités en raison de plusieurs manifestations prévues samedi.

La poignée de militants de Génération Précaire n'avaient pas déclaré cette manifestation auprès de la préfecture car ils ne prévoyaient pas de bloquer la voie publique, mais plutôt de pénétrer dans des enseignes pour y dénoncer pacifiquement "l'exploitation des stagiaires en lieu et place de l'emploi de salariés". Yannick Comenge, membre du collectif, affirme que "c'est la première fois que cela nous arrive. On veut peut-être nous faire taire".

"STAGES GRATUITS"

Les organisateurs ont tout de même laissé derrière eux des messages écrits en anglais et à la craie, à l'attention des nombreux touristes qui traversent le quartier. "C'est un phénomène nouveau que de voir autant d'offres de stages à la vente au moment des fêtes. Alors que des étudiants recherchent en cette période des petits boulots, il leur est proposé des stages gratuits", explique Yannick Miel, autre membre du collectif. Ainsi, on retrouve des offres de stages pour un magasin de luxe où il est nécessaire d'avoir "6 mois d'expérience de stage", ainsi que la "maîtrise de l'anglais et du chinois.

Dans la foulée, des conseillers de Martin Hirsch, haut commissaire à la jeunesse, ont reçu des membres de Génération Précaire. Selon Yannick Miel, le collectif a obtenu la garantie d'être associé à la préparation des prochaines mesures en faveur des stagiaires mais le dossier relevant de plusieurs ministères, rien ne leur a été annoncé concrètement.

19.11.2009

Gérard Mulliez a sauvé Sauvons les riches et vice versa

 
Sauvons les Riches s'offre la première fortune de France, action à l'occasion du World Forum de Lille 
 
Le 19 novembre 2009, l'antenne nordiste du Collectif Sauvons Les Riches a profité de la présence de Gérard Mulliez, fondateur d'Auchan et première fortune de France, pour l'interpeler sur le revenu maximal.
 
Le thème de cette conférence était "Comment promouvoir le bon usage de l'argent au service du progrès économique et social", un domaine dans lequel M. Mulliez s'érige en donneurs de leçons face à ses petits camarades du CAC 40.
 
Pour féliciter ce patron humaniste digne de Soeur Emmanuelle, Sauvons les Riches a souhaité le "béatifier" en lui remettant une auréole dorée.
 
Pour ce faire, il a fallu attendre la fin de la conférence et endurer le discours paternaliste du patriarche de la plus riche famille de France (classement Challenges) et ses sorties de comique-troupier :
« l'Eden c'était quand on pouvait manger sans travailler [...] mais Dieu a dit "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front" et "tu enfanteras dans la douleur"... »
 
"C'est quand même gonflé de la part d'un héritier que de vanter le travail alors qu'il a démarré dans la vie grâce aux fonds de sa famille, dont une bonne partie échappe à l'impôt grâce à une domiciliation en Belgique" s'indigne Claire de Sauvons les Riches NPdC. Appuyons nous plutôt sur l'encyclique Mater et Magistra du Pape Jean XXIII :
"Il faut tout mettre en oeuvre afin que, (...) la part des biens qui s'accumule aux mains des capitalistes soit réduite à une plus équitable mesure et qu'il s'en répande une suffisante abondance parmi les ouvriers."
 
Défendant ce capitalisme familial, M. Mulliez expliquait même qu'"il est impossible de dormir avec un crédit sur la tête"... Formule qu'apprécieront les ménages souscripteurs des différentes cartes de fidélité à taux d'intérêt élevé des boutiques du groupe.
 
Heureusement, ce bon patron est d'accord avec Henri Ford qui limitait l'écart des salaires de 1 à 40. Lui assure que chez Auchan le salaire maximal ne dépasse pas 20 SMIC.
Interrogé à ce sujet, un syndicaliste maison nous a sobrement répondu "Ah la bonne blague !"
 
Il y a loin du discours aux actes, certes, mais Sauvons les Riches NPdC tenait à encourager la première fortune de France pour ce premier pas vers la guérison.
 

18.11.2009

Jeudi Noir : Procès de la place des Vosges - 115.000 euros demandés à des galériens du logement

Procès de la place des Vosges – 115.000 euros demandés à des galériens du logement pour l’occupation d’un bâtiment vide depuis 44 ans
RDV Conférence de presse (et visite du bâtiment !) jeudi 19 novembre 11h
11 rue de Birague – 75004 Paris
 
RDV Audience
jeudi 19 novembre 14h
Tribunal d’instance du 4ème
2 place Baudoyer – 75004 Paris

 
Il aura donc fallu moins d’un mois pour que se tienne l’audience du bâtiment de 2000m² réquisitionné place des Vosges par Jeudi-Noir à l’occasion de la trêve hivernale.
 
A l’audience jeudi, les habitants se verront peut être réclamés 69 663 € par mois à compter du 31 octobre et 1 500 € d'astreinte par jours de retard… soit environ 115.000 euros par mois pour les 12 personnes assignées.
 
115 000 euros par mois, c’est la somme proprement hallucinante qu’ose demander la propriétaire pour ce bâtiment vide depuis 1965 !
 
« Fracture générationnelle quand tu nous tiens… » (voir topo plus bas)
 

 C’est donc une propriétaire de 87 ans, née à Neuilly et propriétaire par ailleurs d’autres hôtels particuliers dans la capitale qui réclame pas moins de 86 SMIC mensuels aux 12 habitants assignés, soit la coquette somme de 9500 euros par personne et par mois. De quoi rattraper un peu le gâchis de n’avoir jamais loué cet immeuble depuis qu’il a été acheté en 1963 !
Les jeunes actifs paient les loyers les plus chers, mais interrogé, Benoits Apparu ne voit pas de blocage générationnel sur le logement… (http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2401520&a...)
 
« Au-delà, du cas particulier de la propriétaire, cette affaire illustre une double carence de l’Etat » selon Julien, de Jeudi-Noir : « celle de l’Etat en tant que tuteur, car la propriétaire est sous tutelle depuis mars 2009 et aucun projet n’est envisagé pour le bâtiment ; carence de l’Etat sur le plan du logement car rien n’a permis de contrecarrer l’abandon du bâtiment depuis 44 ans ».
 
« Au contraire, une proposition socialiste visant à lutter contre le logement vacant vient même d’être retoquée au Sénat » explique Manuel de Jeudi-Noir (http://www.cbanque.com/actu/13391/le-senat-dit-non-a-un-t...)
 
Stéphane, Lila, Bolewa ou Samantha et leurs colocataires entendent rééquilibrer le droit à la propriété en faveur du droit au logement. A l’inverse de Benoist Apparu, eux n’ignorent pas que le logement constitue avec l’emploi le point de cristallisation principale des difficultés des jeunes actifs aujourd’hui.
 
- RDV Conférence de presse jeudi 19 novembre 11h
11 rue de Birague – 75004 Paris
 
- RDV Audience
jeudi 19 novembre 14h
Tribunal d’instance du 4ème
2 place Baudoyer – 75004 Paris